Alain Forner
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Alain Forner (né le 30 mai 1939 à Bône en Algérie française et décédé le 30 juin 1973 dans le 5e arrondissement de Paris)cite-ref-1[1] est secrétaire national de l'Union des étudiants communistes de France, de 1962 à 1964.
Contents
• Notes
• Sources
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Biographie
Étudiant à Paris, il participe en 1956-1957 à la re-création de l'Union des étudiants communistes de France (UECF). Il est alors âgé de 17 ans et demicite-ref-2[2]. Il se syndique et milite à l'UNEF au G.E.H (Groupe des étudiants d'Histoire)cite-ref-3[3]. Membre du secteur Lettres de l'organisation étudiante l'Union des étudiants communistes, Alain Forner est élu en 1958 au Bureau national de cette organisation. Il y est réélu en 1959, et devient en novembre 1960, le numéro 2cite-ref-4[4], en tant secrétaire général adjointcite-ref-5[5]Il est secrétaire général de l'Union des étudiants communistes de France à partir du 5e Congrès de l'UEC tenu à la fin du mois de mars 1962 à Arcueilcite-ref-6[6].
Leader de la tendance dite « italienne » en référence à l'ouverture du Parti communiste italien, par rapport au stalinisme du PCFcite-ref-7[7], il est réélu secrétaire national de l'UEC au Congrès de mars 1963, tenu à Châtillon. Il quittait cette fonction l'année suivante, lors du VIIe Congrèscite-ref-8[8], tenu du 5 au 8 mars 1964, à Palaiseau, remplacé par Pierre Kahn, qui appartenait au même courant de penséecite-ref-9[9].
Avec trois autres anciens dirigeants de L'UEC, il annonce sa démission du parti communiste en janvier 1967cite-ref-11[11].
En mai 68, il se situait dans le mouvement général de contestation, participant à la nuit des barricades, et comme nombrecite-ref-12[12] de ses anciens camarades de l'UEC du début des années 1960, il était opposé à l'attitude adoptée par le PCF lors des « événements ».
Enseignant, il fut un temps assistant d'histoire à l'Université Paris 1, avant de refuser ce poste et de partir pour l'Amérique latinecite-ref-gen-13-0[13]. Revenant en France, il rompit avec sa famillecite-ref-gen-13-1[13], et se suicida en juin 1973.
Notes
cite-note-11. ↑ Archives en ligne de Paris, 5e arrondissement, année 1973, acte de décès no 387, cote 5D 312, vue 20/31
cite-note-22. ↑ Philippe Robrieux, Notre génération communiste, p. 48. Robrieux témoigne : "il était le plus jeune du cercle" (organisation de base de l'UEC), " brun, très mince, j'appréciais d'emblée son caractère entier et net."
cite-note-33. ↑ Selon Philippe Robrieux il remportait "de magnifiques succès à la Fac des lettres, en particulier chez les non communistes et à l'UNEF", ibid. p. 218.
cite-note-44. ↑ Le Monde, 20 novembre 1960.
cite-note-66. ↑ L'Humanité, 30 mars 1962
cite-note-77. ↑ Le Monde, 8 avril 1963 : Alain Forner répique aux injonctions de la direction du PCF.
cite-note-88. ↑ Clarté, mensuel de l'UECF, n° 54-février 1964, texte de l'intervention d'Alain Forner en pages centrales: "Que va décider le Congrès des étudiants communistes".
cite-note-99. ↑ Clarté, mensuel de l'UECF, n° 55-mars-avril 1964, compte rendu du VIIe Congrès et liste des membres des instances" provisoires" élues et éditorial de Pierre Kahn.
cite-note-1010. ↑ Enjeu de luttes entre les tendances (ou courants) qui animaient alors l'UECF, la direction élue comprenait 23 membres issus de tous les courants: au Bureau national, Pierre Kahn, Bernard Kouchner, Yves Buin, Guy Tissier, Roland Castro, "italiens", côtoyaient les "orthodoxes" Guy Hermier, Jean-Michel Catala. Au Comité national, large instance de plus de 80 membres, siégeaient des jeunes hommes aux destins divers, tels Michel Cardoze, Pierre Goldman, Michel Jouet, Marc Kravetz, Alain Krivine, Jean-Louis Penninou, Henri Vacquin, Georges Waysand.
cite-note-1111. ↑ Lettre commune (avec Y. Buin, A. Senik et G. Waysand) publiée dans Le Monde le 8 janvier 1967. Cette lettre n'est pas recensée dans les archives numérisées de ce journal (consultées le 3 février 2025). Voir sa publication dans la revue « oppositionnelle » Unir-Débat, N° 2, février 1967, p. 18-19, sous le titre : « Quatre démissions du PCF. ».
cite-note-1212. ↑ Bien que ses auteurs affichent un point de vue unilatéral et favorable aux « Italiens », les sources les plus informées sont les livres cités en source de cette page
cite-note-gen-1313. Hervé Hamon et Patrick Rotman, Générations, t. II, 1988, p. 562
Sources
• Hervé Hamon, Patrick Rotman : Génération, tome 1 Les années de rêve, Le Seuil, Paris 1987. (ISBN 978-2-02-009549-5)
• Philippe Robrieux : Notre génération communiste 1953-1968, Robert Laffont, Paris, 1977.
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